Je travaille la dentelle de papier ; un papier velin, papier de coton ; c’est un papier capricieux, fibreux, organique, qui se plie sans se casser et ces particularités m ’ inspirent. Les courbes, les arabesques, les découpes fragiles se forment pour évoquer les genèses cellulaires , à l’origine des mondes. Nidations , fécondations ou matrices, créations premières des organismes. Renouveau ou déclin, un monde ou le vivant, tenace, ne cesse de se frayer un chemin.

Sous ses aspects vivants comme fossiles, la nature exprime tout l’émerveillement et toute l’inquiétude humaine, tout ce qui nous échappe et qui est plus puissant que nous. Ce cycle toujours renouvelé, cette faculté d’adaptation, de mutation, cet instinct de survie, c’est la création à l’état pur.